01.07.2011
Otages... de la Com !
Certes, il faut se réjouir de la libération des otages Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier.
Assurément, les journalistes doivent poursuivre leurs reportages en dehors du contrôle des armées (et éviter tant que faire se peut d'être "embedded" qui veut dire "au lit avec" et dans ce cas, les militaires").
Ces deux points étant réglés, restera la sempiternelle question de l'éventuelle rançon, mais ce ne sera pas mon propos ce matin car la vie de deux hommes est infirment plus respectable que ce genre de débat.
Aujourd'hui, j'aimerais simplement revenir sur la "Communication" avec un grand C autour du retour de ces otages. Sur les 3 accompagnateurs des deux journalistes, aucun mot ou presque. Pourtant, eux aussi ont été libérés.
Ce qui étonne surtout, c'est cette discrétion de notre Chef de l'Etat à Villacoublay. Pas d'images "par respect pour les familles". Etonnant, non, de la part de quelqu'un qui met en scène depuis tant d'années sa vie politique et personnelle...
Les caméras ont donc été reléguées au second plan, loin de l'avion qui atterrissait. Seule LCI a osé braver l'interdit et a réussi à prendre des images au téléobjectif (donc quelque part, à faire son boulot). En regardant ces images, on peut voir les scènes normales d'une arrivée d'otage avec embrassades et émotion.
Mais pourquoi tenir les caméras à l'écart ?
J'ai ma théorie: tout simplement pour ne pas dévoiler un grand secret au grand jour...
Lequel ?
Mais le ventre de Carla bien sûr !
Regardez de plus près les images de LCI, et vous apercevrez furtivement la première dame, petit ventre rond. LCI a donc bravé un interdit puisque depuis la révélation de la grossesse de Carla, aucune image volée qui prouve véritablement son état. Et à propos d'état, c'est est presque un secret... d'état.
Si les caméras avaient été autorisées à filmer sur le tarmac, soit on aurait filmé le ventre de Carla (et donc un peu volé la vedette à nos otages, les français sont tellement people...), soit Carla aurait du rester à l'Elysée (inconcevable, il fallait au moins Carlita pour adoucir le traumatisme vécu par nos otages...).
Ce que nous (n')avons (pas) vu donc n'a rien à voir avec la décence des familles mais encore une fois, c'est de la Com pure et dure.
07:23 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ; présidentielle
23.06.2011
Comment faire taire son adversaire
L'information passera inaperçue pour la plupart des Français, et quand bien même bien peu la prendraient en considération.
Le député Eric Raoult demande au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel de comptabiliser le temps de parole des « intervenants socialistes » qui se sont massivement exprimés sur l'affaire Dominique Strauss-Kahn. Une info débusquée par le site "lepoint.fr" ici:
http://www.lepoint.fr/politique/dsk-raoult-ump-veut-que-le-csa-comptabilise-les-reactions-socialistes-27-05-2011-1335942_20.php
A ce stade, rappelons qu'en dehors des périodes électorales, le temps de parole des politiques dans les médias est réparti de la façon suivante : un tiers pour la majorité, un tiers pour le gouvernement et un tiers pour l'opposition*.
Dans les bistrots, chacun trouvera ça bien normal, et recommandera la prochaine tournée...
Mais le vice habite cette proposition. Il ne s’agit ni plus ni moins de museler l'adversaire à quelques mois d'une élection Présidentielle. Décortiquons:
- Dans sa lettre, Eric Raoult ne parle que des "intervenants socialistes". Donc si un socialiste parle de l'affaire DSK, c'est compté dans le temps de parole du PS. Et si c'est un politique de droite ?
- Eric Raoult évoque l'affaire DSK seulement. Rien sur le dossier Georges Tron, qui vient d'être mis en examen pour viol et agression sexuelle en réunion ?
Tout cela n'est en réalité pas bien sérieux.
L'affaire DSK est donc de plus en plus instrumentalisée en vue de la grande échéance de mai 2012, et ce n'est qu'un début car il ne fait aucun doute que le thème de la morale sera repris en chœur par le candidat UMP et ses lieutenants sur le thème "les gentils c'est nous".
A moins que d'autres affaires ne sortent d'ici là...
Ma Mère à qui j'en ai parlé, a immédiatement réagi en me faisant remarquer à juste titre que quand notre président bat campagne en se déplaçant en France tous les mardis et jeudis à nos frais, ça ne gêne personne... Et que Christine Lagarde fasse campagne pour le FMI aux frais du contribuable non plus d'ailleurs...
D'où ma question: y a t'il encore un zeste de morale dans la politique française ?
A vous de juger...
*Pour information, en période électorale, les médias doivent appliquer une stricte équité entre l'ensemble des candidats, rendant caduque la règle des tiers.
06:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.06.2011
Chirac, toujours (bon) vivant
Ne vous y attardez pas plus que nécessaire...
La dernière "sortie" de Jacques Chirac n'a rien d'une plaisanterie (aussi corrézienne soit-elle). Notre ancien (et finalement regretté, c'est dire !) Président a tout simplement exprimé le fond de sa pensée, en toute sincérité.
Il n'aura échappé à personne que Chirac n'a jamais aimé Nicolas Sarkozy. Et ce n'est pas aujourd'hui que les choses changeront, alors que JC n'a désormais plus rien à perdre ou presque... (Souvenez-vous qu'il conseillait à ses visiteurs de lui marcher dessus - et du pied gauche, ça porte bonheur).
Les commentateurs essayent de décrypter ce qui n'est au final qu'un rejet du "nabot" (dixit Chichi). Chez Chirac, c'est le coeur qui parle, et il a choisi...
Non, la seule chose qu'il fallait retenir de la saillie présidentielle, c'est "si Alain Juppé ne se présente pas". Là, il faut y voir malice, car Jacques Chirac - l'air de rien - vient de placer "le meilleur d'entre nous" (re-dixit Chirac) au centre de la présidentielle. Comme si Chirac ne croyait pas une seule seconde aux chances du locataire actuel de l'Elysée... Alain Juppé est donc pour l'ancien Président le plus à même de conduire l'actuelle majorité au succès l'année prochaine: CQFD.
Pour le reste, ne prêtons pas attention aux analyses des uns et des autres qui, en raison d'une actualité bien peu passionnante ces dernières heures, ont eu le loisir de ne parler que de cela depuis 48 heures.
Chirac sénile ?
Pas encore ! Si le corps flanche parfois, la tête est bien encore là...
14:33 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chirac, sarkozy, présidentielles
11.06.2011
Questions sur Lagarde
Revenons quelques minutes sur ce qui va devenir « l’affaire Lagarde »…
Les Français (tout endormis qu’ils sont, et totalement dénués d’esprit critique et surtout d’analyse…) considèrent tout à fait normal que Christine Lagarde fasse campagne pour prendre la Direction du FMI. Ils en sont même presque fiers ! Et ils pensent en plus que « c’est presque normal, puisque cette institution (qu’ils ne connaissent même pas !) était auparavant dirigée par un français… ».
« On remplacera un homme (pervers mais sympa) par une femme (très très compétente, si si, on me l’a dit…).
Tout cela sans se poser deux questions pourtant d’une totale évidence :
1°) Qui dirige le ministère de l’Economie et des Finances pendant que Christine Lagarde fait campagne ?
Cette question est pourtant simple, non ? Une campagne pour décrocher le FMI, cela représente de nombreux déplacements à travers le monde, des rencontres plus ou moins secrètes, des pressions sur les décideurs, des tractations nombreuses et variées, des concessions,… Difficile de régler en même temps le problème du déficit commercial de la France en parallèle…
2°) Qui paye cette campagne ?
A l’évidence… les contribuables français ! Aveuglé par les paillettes du FMI (qui je me répète, était presque inconnu des français moyens avant l’affaire DSK), personne n’a posé la délicate question du financement des déplacements et autres dépenses inhérentes à cette campagne. Silence dans les rangs, la question ne se pose pas.
D’autres points plus sujets à question auraient pu être soulevés, comme par exemple :
- Pourquoi Christine Lagarde n’a-t-elle pas démissionné de son ministère pour mener campagne ? Après tout, aurait été compréhensible et aurait permis à la candidate de prouver non seulement sa motivation pour décrocher le job, tout en lui permettant de libérer sa parole.
- Que va faire Christine Lagarde si elle n’obtient pas le poste ? Se contenter de conserver un poste (Ministre de l’Economie et des Finances) qu’elle voulait quitter ?
Rien que ces points auraient du faire l’objet d’un ou plusieurs articles dans la presse française, mais… rien !
Alors replaçons dans le contexte quotidien de chaque français cette candidature au FMI…
C’est comme si l’entreprise dans laquelle vous occupez un poste à responsabilité acceptait que vous preniez du temps sur votre temps de travail pour organiser des réunions afin de postuler pour diriger une multinationale… Votre entreprise paierait vos déplacements en avion, vos chambres d’hôtel, vos frais de bouche (ainsi qu’à vos invités)... Elle se démènerait même en rencontrant ses concurrents pour expliquer que vous êtes le meilleur pour le job ! Et en prime, si vous ne l’obteniez pas, elle continuerait à vous embaucher en vous renouvelant toute sa confiance !
Cette boîte n’existe pas ?
Bien sûr que si ! C’est l’Etat Français.
10:34 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.05.2011
DSK (1)
Je reprends ce blog trois ans après l'avoir laissé en l'état, donc à un an de l'échéance du premier mandat de Nicolas.
Si je dis "premier", c'est qu'il risque bien d'y en avoir un deuxième (et bien peu de français en sont véritablement conscients). Les choses se mettent en place progressivement, à la vitesse - comme toujours avec Nicolas - d'une fusée ! (en perdition certes, mais le pilote est persuadé d'en tenir toujours les commandes...).
C'est l'affaire de ce week-end qui me persuade à vous écrire de nouveau. DSK est tombé dans un traquenard. Complot ou non, ce n'est pas mon propos, cette question n'a pas d'importance. Qu'on lui ait envoyé un cadeau empoisonné, qu'il se soit fourvoyé seul, ou qu'un concours de circonstance se soit produit n'a aucun intérêt. Ce qui est sûr, c'est que DSK se retrouve dans de sales draps...
Sa candidature à la primaire socialiste étant désormais impossible, il faut envisager la suite de la campagne sans le favori du PS. Les derniers évènements montrent une chose : CETTE CAMPAGNE SERA D'UNE VIOLENCE EXTREME !
Certes, DSK n'est pas le saint que ses proches veulent présenter (le couplet "entre adultes consentants"). Mais qu'il tombe de son piédestal aussi rapidement ne va engendrer que l'arrivée des chacals, et toutes les histoires passées sous silence ces dernières années vont ressortir comme par magie.
Histoires lubriques bien sûr, mais aussi train de vie, ses relations avec Israël, etc...
Car comme le dit l'adage: "Si on ne doit pas frapper un homme à terre... alors quand ?"
Préparez-vous donc à une semaine riche en rebondissements.
En coulisses, les couteaux sont déjà sortis et vous allez assister à des déballages plus sordides les uns que les autres durant l'année qui va venir.
Sur ce premier billet je vous laisse méditer, en attendant de vous retrouver très prochainement.
11:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.08.2008
C'est vachement drôle...
On ne peut décidément pas être tranquille avec Nicolas.
Je décide de prendre un peu de champs, de laisser reposer les choses en cette rentrée annoncée, et voilà qu'il faut bien revenir prendre le clavier !
Vous savez sûrement que dix de nos soldats ont trouvé la mort en Afghanistan cet été. Nicolas s'est donc rendu sur place deux jours plus tard pour leur rendre hommage. C'est raté...
Pendant son discours, il n'a rien trouvé de mieux que de faire une plaisanterie très douteuse. Affirmant que "si c'était à refaire, il le referait". Mais - et c'est là que ça devient "drôle" ? - il continue en pointant son doigt en avant "pas la patrouille... pas le même enchaînement des évènements...". Allez regarder son sourire sarkostique ici:
http://www.ozap.com/actu/videobuzz-rire-deplace-sarkozy-afghanistan/157572
Tout cela a bien du faire plaisir aux familles des victimes (si son fils avait fait partie des victimes, aurait-il eu la même formule et le même sourire ? Je crains que oui finalement).
Mais tout cela me fait vous poser une question: Français, si c'était à refaire, éliriez-vous Sarkozy maintenant ? Avec le même enchaînement des évènements ?
Bonne réflexion.
15:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.07.2008
Mais ils n'arrêteront donc jamais ?
J'avais décidé de prendre du recul dans la tenue de ce blog, mais décidément, ils en font vraiment trop. Je me dois donc de faire profiter mes lecteurs des avis des uns et des autres sur les agissement de notre petit Nicolas.
Ce qui me fait réagir aujourd'hui, et me décide à reprendre la plume, c'est que l'Etat est désormais - et à la vue de tous - adepte de "petits" arrangements entre amis. Souvene-vous, au lendemain de l'élection, de Nicolas sur le yacht de VIncent Bolloré. On nous promettait un Etat juste, sans collusion...
En pleine période estivale - pour bien étouffer l'affaire - Nicolas a clos le dossier "Bernard TAPIE" en lui octroyant des millions d'euros pour le "préjudice moral" de la vente d'Adidas. On croit rêver, non ?
Lisez donc la tribune de François BAYROU dans Le Monde à l'adresse suivante et faites-vous votre propre avis.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/07/25/francois-bayrou-repond-a-bernard-tapie_1076999_823448.html
Ensuite, posez-vous la question: qu'est-ce que Nanard va bien pouvoir faire pour renvoyer l'ascenseur à Nicolas ?
Réponse dans quelques semaines...
12:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.07.2008
Découvert
Cette fois, c'est fait !
La tenue de ce blog devenant aléatoire, je me suis finalement décidé à me dévoiler auprès de mes plus fidèles lecteurs, qui connaissent désormais mon identité. J'espère ne pas les avoir déçu...
Depuis plusieurs mois, mes activités m'ont empêché de continuer à écrire sur Nicolas. Le rythme démentiel de ses élucubrations a eu raison de ma volonté de vous éclairer sur les dessous de ses activités, et de ses prises de position.
Je place donc ce blog officiellement en sommeil... mais il se "réveillera" peut-être un jour ? Je prends cette décision à un moment clé pour Nicolas, qui enchaîne erreur sur erreur à la veille d'un 14 juillet que je préssens... "mouvementé". Nicolas s'est mis l'armée à dos, ce qui est assez fort dans un pays démocratique.
Si le temps me le permet et si le coeur m'en dis, je reviendrai vers vous.
Bonnes vacances.
10:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.02.2008
Casse toi !
J'écoute ici et là les réactions des français après les envolées de Nicolas. Certains disent que ce n'est pas grave qu'un chef de l'Etat s'exprime comme les gens de la rue. ET que la fonction n'a rien à y voir.
C'est marrant, cette façon de voir, non ?
Imaginez les mêmes français, qui apprendraient qu'à l'école, leur enfant aurait manqué de respect à leur prof. Et que ce dernier - devant tout le monde - lui réponde: "Casse toi, pauvre con !".
Vous croyez que ces français - les mêmes ! - accepteraient ?
A moins, et ce serait tout à leur honneur, qu'ils considèrent qu'un professeur est plus respectable qu'un chef de l'état.
Méditez.
23:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy presidentielles ministre legislatives presidentielles


